Performance institutionnelle et attractivité des investissements directs étrangers au Maroc

Ikram Ezhrauan (Doctorat en administration publique, Université d’Ottawa) , Aissam Boudrouz (Doctorat en sciences économiques, Université Cadi Ayyad)

La qualité de la gouvernance constitue aujourd’hui un facteur déterminant dans l’équation de l’attractivité des investissements directs étrangers (IDE). Des institutions efficaces, transparentes et stables renforcent la confiance des investisseurs et influencent directement leurs décisions d’implantation. Dans ce contexte, cette étude propose d’analyser l’impact de la qualité institutionnelle sur l’évolution des IDE au Maroc. 

L’objectif central est d’examiner dans quelle mesure les différentes dimensions de la gouvernance à savoir l’efficacité gouvernementale, la stabilité politique et le contrôle de la corruption, telles que mesurées par les indicateurs du Worldwide Governance Indicators (WGI), contribuent à renforcer ou à limiter l’attractivité du pays. L’étude cherche ainsi à identifier les composantes institutionnelles les plus déterminantes pour les investisseurs et à distinguer leurs effets à court et à long terme. 

Au niveau de la méthodologie, cette recherche repose sur l’analyse de séries temporelles couvrant plus de vingt ans. Selon la structure des séries, différents modèles économétriques seront envisagés : VAR pour les séries stationnaires, VECM en cas de co-intégration, ou encore ARDL si les séries présentent des ordres d’intégration mixtes.

Les résultats attendus suggèrent que des institutions plus solides, en particulier la stabilité politique, le contrôle de la corruption et l’efficacité gouvernementale, exercent un effet positif et durable sur la capacité du Maroc à attirer les IDE.